Le rouleau de Bossetan
Mar25

Le rouleau de Bossetan

Cette forme géologique n’appartient pas au massif du Chablais mais aux unités dites “hélvétiques”. Il fait parti du massif des Dents Blanches et en constitue son prolongement. Ce plis anticlinal mis en valeur par l’érosion domine le très beau lac des Mines d’Or qui lui fait partie du Chablais géologique. Pour observer cette magnifique forme géologique, il faut, depuis Morzine,  rejoindre, via la route de la Manche, le lac des Mines d’Or. De nombreuses randonnées vous permettront d’approcher ce secteur et de mieux l’observer comme par exemple le sentier du GR5 qui monte jusqu’au col de Coux (1920m). Vidéo explicative : Voir © Geopark Chablais UNESCO, Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais | Convert swf to mp4 by valdabondance.com | visionsdici.fr   Plus d’informations sur le site...

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La vallée des ardoisières
Mar07

La vallée des ardoisières

Dans la vallée des ardoisières à Morzine se trouvent encore quelques exploitations minières. Celles-ci exploitent les Schistes ardoisiers. Cette couche géologique se trouve entre les dépôts des Brèches inférieures et supérieures. A la base de la Brèche supérieure, se trouvent les exploitations de calcaires en plaquettes. Ce sont ces derniers qui ont donné le nom de Schistes ardoisiers lui même donné par le géologue Lugeon. Vidéo explicative avec le Géopark du Chablais : Voir http://www.geopark-chablais.com © Geopark Chablais UNESCO, Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Chablais | Convert swf to mp4 by valdabondance.com | visionsdici.fr Histoire : Les carrières employèrent jusqu’à 300 hommes vers 1880. Dans les années 1920, plus de 2100000 ardoises/an étaient produites à Morzine et 64000 à...

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Formes et formations karstiques au sommet du Mont de Grange.
Juin30

Formes et formations karstiques au sommet du Mont de Grange.

Monter au sommet du mont de Grange est une randonnée qui offre de magnifiques panoramas mais si en plus vous vous intéressez à la forme en “cratère” du sommet, vous découvrirez qu’il ne s’agit en rien d’un volcan comme le disent certains plaisantins… Nous avons sur le sommet des formes et formations karstiques comme l’on peut en trouver en Suisse dans la montagne de l’hiver sous les lacs verts (Voir notre fiche sur cette randonnée). Les formes karstiques sont dues à la dissolution par les eaux des roches calcaires de la Brèche supérieure. L’importance des précipitations, la fonte lente de la neige, les phases plus froides qui ont régné au Quaternaire, mais aussi la présence de roches calcaires pures à 80-90% dans la Brèche Supérieure ainsi que des diaclases* et des failles nombreuses en bordure du plan de chevauchement expliquent pour une bonne part la présence de ce relief karstique. Croquis: Le karst sommital du Mont de Grange Un grand couloir karstique se trouve sur le sommet, ce qui lui donne la forme d’un « cratère ». Dans ce couloir recouvert de pierrailles existe un début de formation de puits à neige, quelques petites dolines* qui se succèdent et quelques lapiés* de petites tailles. Légende photo : Micro-doline au sommet du Mont de Grange, présence de gélifracts et d’argile limoneuse de décalcification. La roche calcaire de la Brèche Supérieure est fortement diaclasée* sur le sommet, la neige persiste pendant la plus grande partie de 1’année et ses eaux de fonte froides attaquent le calcaire de deux manières: d’une part par le biais de la gélifraction*, cela explique 1’importance des gélifracts* (indice d’aplatissement de 3,7 sur un échantillon de 100). d’autre part par dissolution de la roche. L’analyse d’un échantillon du résidu de dissolution, dans une des petites dolines du couloir karstique, nous montre une texture limoneuse puisqu’il existe 20% d’argile, 45% de limon fin, 15,75% de limon grossier et 19,25% de sable. La courbe granulométrique de la fraction sableuse montre un faciès logarithmique donc un dépôt en vrac, cependant nous ne tirerons pas plus de renseignements de celle-ci car la fraction sableuse n’est pas représentative au sédiment. L’analyse calcimétrique est encore plus intéressante puisqu’on ne détecte que 0,22% de C03CA dans cet échantillon, autant dire que c’est insignifiant. Nous pouvons donc conclure sur la présence d’une argile limoneuse de décalcification, ce qui confirme la dissolution des roches calcaires dans ce couloir karstique. Les petits lapiés* s’expliquent par la présence locale d’un pendage très relevé de la couche de calcaire de la Brèche Supérieure ainsi que par la fracturation importante de la roche. (Texte: Bertrand Guffroy)   Vocabulaire: Gélifraction (synonymes: Gélivation ou...

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Retrait glaciaire
Juin25

Retrait glaciaire

Le retrait glaciaire est lié au réchauffement climatique. Certes les climato-sceptiques diront qu’il n’en est rien mais ces quelques photos et chiffres vous feront sûrement réfléchir… Il y a 400 ans, la langue du glacier du Rhône atteignait Gletsch à 1762 m. d’altitude. Elle a reculé de plus de 2,3km et se trouve aujourd’hui à 2250 m, le glacier couvre encore une superficie de 17km². Il est de plus en plus difficile de voir le glacier depuis Gletsch mais la plaine alluviale alpine qui était voici 150 ans recouverte par plusieurs dizaines de mètres de glace et aujourd’hui protégée pour sa richesse biologique. Evolution du glacier en quelques chiffres : 1550 à 1850 : Petit âge glaciaire, le glacier atteint Gletsch 1880 : Début des observations 1850 à 1915 : Recul de 1800m 1915 à 1921 : Avancée d’environ 150m 1921 à 1942 : Petits reculs et petites avancées alternent. Au total recul de 150m. environ 1942 à 1951 : Retrait rapide de 359m ! De 1951 à 2002 : Retrait de 255m Source : OPERATION GLACIERS – Université de Fribourg – Suisse...

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Le synclinal de Châtel
Juin21

Le synclinal de Châtel

La géologie de la commune de Châtel est en fait assez simple puisque l’ensemble du territoire communal est localisé sur la nappe de la brèche sur laquelle est venue par charriage se déposer la nappe supérieure des préalpes. En fait, il est intéressant de savoir que la pointe de Grange, 2432 m., la tête du Géant 2228m. ou la pointe de Chésery, 2251 m., sont constituées par la même roche calcaire de la brèche supérieure. Cette dernière se retrouve encore sous les chalets des Boudimes à 1402m., sous la cascade de l’Essert à 1460 mètres d’altitude. Cela prouve que la commune de Châtel et le cours de la Dranse suivent l’axe d’un synclinal. L’érosion du glacier a permis de découvrir les couches géologiques qui se succèdent sous la brèche supérieure à savoir les schistes ardoisiers qui ont été exploités dans le passé, les calcaires de la brèche inférieure et les schistes inférieurs. Cette succession de couches géologiques est visible entre Très les-Pierres et Villapeyron en rive gauche de la Dranse. Sur la brèche supérieure, la nappe des préalpes supérieures, constituée principalement de roche schisto-gréseuse, s’est déposée par charriage et a résisté à l’érosion au coeur du synclinal. Elle donne la topographie un peu molle que l’on trouve de l’arête des Fours à la Tête des Lindarets et du col de Bassachaux à Lenlevay. (Texte: Bertrand...

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